Mobilisation mercredi 25 février 17h30 devant la s/préf st Gaudens

Témoignage d’Abu Amir, le 11 février 2026 – Gaza une image falsifiée et une réalité occupée
Alors que la machine de la mort israélienne continue de faucher des vies innocentes à Gaza, une autre guerre, moins bruyante mais plus dangereuse, se poursuit en parallèle : une guerre contre la conscience, contre
la vérité, et contre l’image de la réalité dans l’esprit du monde. Aujourd’hui, Gaza n’est pas seulement bombardée par des missiles, elle est aussi bombardée par des images falsifiées, des récits fabriqués et des scènes extraites du contexte de l’extermination pour être présentées comme preuve d’une « vie normale ».
Cependant, le tableau le plus douloureux à Gaza n’est pas l’ouverture d’un restaurant, ni une séquence montrant une rue illuminée, ni un café bondé, mais la réalité sur le terrain : environ 63 % de la superficie de la bande de Gaza est désormais sous occupation et souveraineté israéliennes directes, dans ce qu’on appelle les « zones jaunes », lesquelles s’étendent jour après jour, engloutissant la terre et transformant le territoire en poches humaines encerclées à l’intérieur de zones militaires.
Les zones jaunes ne sont pas de simples lignes sur des cartes militaires, elles représentent une nouvelle réalité géographique imposée par la force. Ce sont des zones interdites aux Palestiniens, où les maisons sont démolies, les terres nivelées, et des sites militaires construits, transformant Gaza d’un espace géographique continu en un patchwork de poches humaines assiégées. Voici la scène réelle : la terre est arrachée, les habitants sont poussés vers des espaces plus petits, et la vie est comprimée jusqu’à l’asphyxie. Mais ce tableau n’apparaît pas dans les vidéos virales, ni dans les reportages des chaînes qui cherchent des « histoires positives », ni dans le contenu des créateurs de réseaux sociaux en quête de vues.

