Mobilisation mercredi 11 mars 17h30 devant la s/préf st Gaudens

Points de passage vers la bande de Gaza de nouveau fermés : l’angoisse d’un retour de la famine.
« Alors que les regards se tournent ailleurs, Israël en profite pour appliquer de nouveau ses méthodes de punition collective à l’encontre de la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie. Dès les premières heures de l’attaque contre l’Iran,
Israël a annoncé une nouvelle fermeture du point de passage de Rafah reliant la Palestine à l’Egypte, fermé pendant 20 mois durant le génocide et réouvert partiellement il y a un mois. Plus tard dans la soirée du 28 février, le COGAT, organisme israélien agissant dans le territoire palestinien, a publié un communiqué sur sa page Facebook annonçant la fermeture de tous les points de passage menant à Gaza et à la Cisjordanie occupée « jusqu’à nouvel ordre ».
Immédiatement, l’inquiétude s’est répandue au sein de la population traumatisée par la famine subie durant les deux dernières années de génocide, entrainant dans les marchés de Gaza des achats de panique, par crainte de pénuries alimentaires. Comme le décrit un reportage d’Al Jazeera, les rayons se sont rapidement vidés, entraînant immédiatement une augmentation des prix des produits de première nécessité.
Ces nouvelles fermetures, ainsi que le départ annoncé de plusieurs ONG internationales, répandent une angoisse existentielle parmi les Palestinien.nes de Gaza. Si la Cour suprême israélienne a accordé vendredi 27 février un sursis aux ONG humanitaires étrangères en suspendant les cessations d’activité de 37 d’entre elles menacées d’expulsion, après qu’elles ont refusé de se plier aux exigences du gouvernement israélien, leur départ est toujours sur la table.
La journaliste palestinienne Ohood Nassar estime que la restriction des activités des ONG et le blocage de l’aide humanitaire en raison de la fermeture des points de passage frontaliers constituent « une nouvelle punition collective » appliquée par Israël. Elle rappelle que les ONG concernées estiment représenter à elles seules la moitié des distributions alimentaires et 60 % des services fournis dans les hôpitaux de campagne de Gaza. « Tout cela s’ajoute à la guerre que poursuit Israël contre l’UNRWA », ajoute la journaliste. Depuis sa création fin 1949, cette agence des Nations Unies est le pilier de l’aide internationale aux réfugiés palestiniennes et palestiniens sur leur territoire et dans les pays voisins. Or, Israël interdit ses opérations et bloque l’acheminement de son matériel vers la bande de Gaza. « Grâce à un lobbying acharné, Israël est parvenu à obtenir des coupes budgétaires substantielles pour l’UNRWA. En conséquence, 600 employé.es ont été licencié.es le mois dernier. Les salaires des autres ont été réduits de 20 %. L’interdiction des ONG risque d’entraîner la perte d’emploi de milliers de personnes. Et ce, alors que le chômage à Gaza a dépassé les 80 % », écrit la journaliste palestinienne.
(Agence Média Palestine, 3 mars)

