DES MILLIARDS POUR LES RICHES, DES MIETTES POUR AUTRES



DES MILLIARDS POUR LES RICHES,

DES MIETTES POUR AUTRES

 

À l’issue de sa rencontre avec les syndicats, le Président Sarkozy n’a fourni aucune réponse aux attentes de la population.


Pire, il a choisi de poursuivre sa politique, en la mâtinant de quelques mesures destinées à en dissimuler les effets les plus graves.

  • Il ne remet pas en cause les cadeaux fiscaux faits aux privilégiés.

  • Il continue d’aider banques et entreprises sans aucune contrepartie en termes de choix d’investissement, de priorités, alors qu’il se gargarise de protection des plus faibles et de développement durable.

  • Il saupoudre quelques aides pour les victimes du chômage partiel, mais sans envisager la moindre politique en faveur de l’emploi.

  • Il invente la catégorie de la classe moyenne inférieure pour désigner la fraction de plus en plus importante du salariat payée au SMIC ou autour du SMIC, sans qu’il soit question d’augmenter celui-ci.

  • Il entend parachever ses contre-réformes qui démantèlent les services publics, notamment de l’enseignement et de la recherche, en sacrifiant toujours davantage de postes de fonctionnaires, désignés comme improductifs et bloquant le dynamisme de l’économie. C’est la meilleure façon de faire oublier les vrais fautifs de la crise.

  • Renouant avec les heures sombres du colonialisme, il laisse se dégrader une situation sociale dramatique en Guadeloupe et en Martinique, révélant ainsi un profond mépris à l’égard des populations les plus humbles.


L’association Attac dénonce cette politique en trompe-l’œil, au service d’un système capitaliste incapable de répondre aux besoins humains, et dont les responsables affichent avec une belle arrogance la volonté de ne rien changer, à l’instar du Medef. Attac rappelle l’urgence à répartir les richesses de manière équitable, grâce à un revenu minimum décent pour tous, à un revenu maximum, à des services publics de qualité accessibles à tous, à une politique économique préparant un avenir non productiviste. La crise est majeure mais elle n’arrive pas par hasard. Elle résulte de la logique financière et de politiques menées depuis trois décennies auxquelles il faut mettre un terme, en France, en Europe et dans le monde. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation : ici le 19 mars, partout ailleurs le 28 mars lors du prochain G20, peut-être avant et sûrement après.


attac Comminges à suivre sur : www.attaccomminges.fr


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